Questions

fréquentes

  1. En quoi la conduite de la production du Veau Sous La Mère est-elle différente de celle du veau standard ?
    La différence fondamentale est que le veau sous la mère est nourri au lait naturel tété directement au pis de la vache alors que le veau de boucherie standard est nourri au seau à partir d’aliment d’allaitement reconstitué.
  2. Qu’est-ce qui fait la qualité supérieure de la viande du veau de lait sous la mère ?
    Ce sont essentiellement les matières grasses de haute valeur nutritive et organoleptique que contient le lait maternel (acides gras essentiels), matières grasses naturelles qui se retrouvent en grande partie dans la viande (persillé) et lui donnent une saveur et un fondant incomparables.
  3. Quelles solutions proposez-vous pour diminuer le travail et l’astreinte de cette production ?
    Les solutions sont nombreuses et variées : des plans d’aménagement fonctionnel des bâtiments, en particulier de l’espace affecté à la tétée des veaux ; des modes de tétée innovants tels que la tétée en liberté assistée ou la tétée en libre service ; des solutions d’entraide ou de remplacement telles que l’adhésion à un groupement d’employeurs ou le regroupement d’éleveurs en GAEC. Pour en savoir plus sur toutes ces solutions innovantes, consultez la plaquette intitulée « Innover en Veau Sous La Mère » disponible sur ce site.
  4. Qu’est ce qui est le moins facile à maîtriser dans cette production ?
    C’est indéniablement l’obtention d’une couleur claire de la viande, et cela de manière régulière sur tous les veaux produits. Mais tous les éleveurs peuvent y arriver avec du bons sens et de la rigueur dans l’application de nos conseils de conduite d’élevage.
  5. Quels sont ces bons conseils d’élevage à appliquer ?
    Ils concernent tous les compartiments de la conduite d’élevage : la génétique et l’alimentation du troupeau ; l’ambiance, l’hygiène et le confort du logement des veaux ; la prévention et la maîtrise de la santé des veaux ; enfin la tétée d’un lait de qualité régulière à profusion. Pour en savoir plus, consultez les plaquettes intitulées « Guide de conseils pratiques pour une conduite moderne de l’élevage du veau de lait sous la mère » et « Pour bien gagner sa vie avec le Veau Sous La Mère, un maître mot : la qualité » qui sont toutes deux disponibles sur ce site.
  6. De quoi dépend le revenu annuel que l’on peut espérer de cette production ?
    Il dépend essentiellement des 3 critères suivants :

    • le nombre de veaux vendus dans l’année, lui-même directement lié au niveau de maîtrise de la reproduction du troupeau des vaches mères,
    • la période de production et de vente des veaux sur l’année, la période optimale se situant entre octobre et mai,
    • la qualité des veaux produits dont les composantes sont le poids, la conformation bouchère, l’état d’engraissement de la carcasse et, bien sûr, la couleur de la viande.
  7. Combien faut-il avoir de vaches pour vivre correctement de cette production ?
    Avec 50 hectares de surface et un troupeau de 50 vaches pour la vente d’une quarantaine de veaux sous la mère (en tenant compte des génisses de renouvellement gardées), on peut espérer dégager un résultat courant annuel d’au moins 30 000 €. En lui associant sur l’exploitation une production végétale ou animale complémentaire au niveau du travail (ex : maraîchage, petits fruits, tabac, volailles fermières), un tel élevage doit permettre à une famille (un couple d’éleveurs avec deux enfants) de vivre confortablement.
  8. Un tel revenu est-il mieux ou moins bien que pour les autres productions de viande bovine ?
    Le revenu dégagé à la vache ou à l’hectare de surface fourragère est, en Veau Sous La Mère, le plus élevé de toutes les productions de viande bovine et le plus régulier d’une année sur l’autre. Cependant, les exigences de cette production en travail, principalement au moment des tétées du matin et du soir, limitent la taille du troupeau à 40-45 vaches pour une personne travaillant seule sur l’exploitation. L’avantage essentiel de cette production, sur le plan du revenu, est en fait la grande régularité et donc la garantie du revenu dégagé d’année en année et cela quelle que soit la conjoncture internationale du marché de la viande bovine. Cela en raison de ses débouchés hexagonaux qui sont garantis et loin d’être saturés. Autre avantage appréciable : une trésorerie rapidement disponible grâce à un cycle de production très court des produits (4 à 5 mois).
  9. Que doit-on faire pour accéder à ces débouchés spécifiques garantis quand on démarre la production ?
    C’est très simple : il s’agit d’adhérer à l’une des organisations de producteurs du bassin de production habilitées pour la production et la mise en marché de veaux sous la mère sous démarche de qualité Label Rouge, puis de signer la convention d’engagement au respect du cahier des charges de la production sous Label Rouge qui vous sera proposée par votre organisation de producteurs.
  10. Quelles sont les exigences de ce cahier des charges de la production sous Label Rouge ?
    Ces exigences concernent principalement :

    • les races et types génétiques autorisés (pères et mères de races à viande allaitantes),
    • l’origine des veaux élevés (naissance obligatoire sur l’exploitation, sauf exception),
    • le logement des veaux (élevage sur litière végétale + respect des exigences de la réglementation européenne sur le bien-être des veaux de boucherie),
    • l’alimentation des veaux (lait entier naturel tété directement au pis de la mère et, si nécessaire, au pis d’une tante),
    • la conduite sanitaire (règles précises en matière de traitements vétérinaires autorisés),
    • l’âge et le poids de vente des veaux (âge et poids maximum : 5 mois ½ et 170 kg de carcasse). L’application de ce cahier des charges de production est vérifiée, bien entendu, grâce à la mise en place d’un plan de contrôle rigoureux.
  11. Quelles sont les exigences de la réglementation européenne en matière de bien-être des veaux sous la mère ?
    Les veaux doivent être logés en cases collectives sans attache, avec une surface minimale de 1,5 à 1,8m2 par veau (en fonction du poids des veaux) et ils ne doivent pas être muselés. Au 31 décembre 2006, tous les élevages de veaux sous la mère et de veaux de boucherie standard, sans exception, ont du appliquer cette réglementation. Pour en savoir plus, consultez la plaquette du CIVO intitulée « Guide pratique de l’aménagement de cases collectives pour le logement des veaux de lait sous la mère » disponible sur ce site.
  12. Est-il possible de faire d’aussi bons veaux sous la mère en appliquant la réglementation européenne sur le bien-être des veaux de boucherie ?
    Le logement des veaux sous la mère en cases collectives n’entraîne aucune dégradation des qualités bouchères des veaux, à condition tout de même que l’on respecte certaines règles de bon sens qui sont développées dans la plaquette citée ci-dessus ainsi que dans celle intitulée « Guide de conseils pratiques pour une conduite moderne de l’élevage du veau de lait sous la mère » .
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